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Saint Martin, le XIIIème apôtre, l'apôtre des Gaules 316 - 397

Soldat - Moine - Évêque - Saint

Martinus est né en 316 dans une place forte romaine stratégiquement située sur une plaine danubienne près de la frontière de l'empire en Hongrie actuelle. Son père, Servius, officier supérieur et tribun militaire le met dès sa naissance sous la protection du dieu de la guerre : sa vie professionnelle est tracée, il sera soldat.

En 313, l'empereur Constantin 1er le Grand, avait établi la liberté religieuse mettant fin ainsi aux persécutions des chrétiens.

Vers 326, le père de Martinus est nommé à Pavie, ville de la plaine du Pô au nord de l'Italie. Martin, âgé d'une dizaine d'années a ses premiers contacts avec la nouvelle religion libérée.

En effet, grâce à Constantin, le christianisme a le vent en poupe : ne vient-il pas de convoquer le concile oecuménique de Nicée, oû l'on décide que l'Église sera l'un des principaux soutiens de l'état. L'Empire se transforme ainsi en une monarchie de droit divin.

Martin a 15 ans. Il découvre les Évangiles et se prépare au baptême. Cependant, son père lui rappelle sa carrière et l'incorpore à l'école de la garde impériale à cheval, il fera ses classes à Trêves. Nommé légionnaire, il prête serment à l'empereur et part en garnison pour l'Italie puis la Gaule Pendant toute cette période, ses chefs le reconnaissent excellent officier, déjà, il aide les faibles, distribuant son argent aux pauvres, soulageant les misères des malheureux et soignant les malades. Sa vie de tous les jours est simple, sans luxe ostentatoire, il traite son unique serviteur avec grand respect, en frère.
C'est en Gaule que se situe l'acte qui le symbolisera pour des siècles. Lors d'une patrouille près d'Amiens, Martin rencontre un vieil homme grelottant de froid. Avec son épée, il coupe son manteau et lui en donne une moitié. Une nuit suivant l'évènement, Martin fait un songe dans lequel lui apparaît le Christ prononçant ces paroles : " en couvrant ce vieil homme, c'est moi que tu as couvert ". Cette apparition lui semble une invitation à se rapprocher de Dieu.

Le samedi Saint de l'année 334, il est baptisé et confirmé. Sa vie de militaire l'entraîne à voyager et en août 336, il se trouve à Worms où l'armée romaine tente de s'opposer aux invasions barbares. Il propose à l'empereur César Julien de se porter seul à la rencontre des rangs ennemis sans armes ni protection, hormis celle de sa foi envers le Seigneur. Pris pour fou, il est enfermé dans une cellule. Mais le lendemain, au lever du jour, l'ennemi se retire et envoie des messagers de paix. Les Chrétiens voient en ce revirement de situation un miracle divin et l'empereur manifeste son trouble en libérant Martin.

En 356, le légionnaire Martin quitte définitivement l'armée et se rend chez Hilaire, évêque de Poitiers, qui lui confie la fonction d'exorciste. Puis il se rend en Italie pour voir ses parents et où il s'oppose aux ariens. A l'instar d'Hilaire, déporté en Asie Mineure, Martin est arrêté, fouetté et envoyé en résidence surveillée sur une île au large de la côte ligure.
En 360, Hilaire, gracié par l'empereur, regagne Poitiers où Martin le rejoint. Ce dernier fonde un ermitage à Ligugé. De nombreux adeptes le rejoignent car le but de Martin est de former des disciples et de les envoyer en mission auprès des païens. Pendant 10 ans, ce premier monastère gallo-romain, dont les adeptes prêchent la parole de Dieu dans toute la région, génère de nombreuses conversions poitevines. Son audience devient de plus en plus importante car Martin fait de nombreux miracles: on parlera même de la résurrection de deux morts.

En 371, l'évêque Saint Lidoire, venant de mourir, les habitants de Tours font appel à Martin pour le remplacer. Dans un premier temps, Martin refuse, se trouvant indigne de la fonction et peu disposé à quitter sa congrégation et ses disciples. Un subterfuge organisé par un tourangeau permet de le faire sortir de son monastère et on l'emmène sous bonne garde jusqu'à la Cité. Les hauts dignitaires épiscopaux dont l'évêque d'Angers critique ce choix mais le petit peuple manifeste son profond attachement à Martin qui est finalement consacré.
Le nouvel évêque gère son diocèse avec intelligence et habileté mais dans cette ville de 10 000 habitants, il s'ennuie de Ligugé. Alors, il traverse la Loire et fonde sur l'autre rive un nouvel ermitage, ce sera Marmoutier.

Cette nouvelle communauté défriche, construit, étudie religion et sciences humaines. De son éducation militaire puis d'officier dans les légions romaines, Martin a conservé le sens de l'organisation : il lance ses missionnaires parmi les païens. Et les nouvelles paroisses fleurissent : Saunay et Amboise, Langeais et Candes, Tournon et Ciran. Les temples païens sont démolis ,souvent remplacés par des chapelles ou des églises, ceci à l'instar de Saint Martin de Laives qui sera construit en lieu et place d'un temple gallo-romain dédié à Mercure.

Martin voyage beaucoup, se portant à la tête de ses " légions de moines " détruisant les idoles et convertissant les âmes dans trois directions principales : la première Chartre - Paris - Reims et Trèves, la seconde, notre chère Bourgogne - Lyon - Vienne et enfin la troisième avec l'Aquitaine. Il fréquente conciles et synodes épiscopaux. Empereurs et hauts dignitaires respectaient ou craignaient Martin non seulement en raison de ses saintes paroles mais pour ses actes miraculeux médiatisés par ses biographes successifs que furent Sulpice Sévère ancien avocat de Bordeaux, Paulin de Périgueux, Venance Fortunat et enfin plus tard le célèbre Saint Grégoire également également évêque de Tours(593 à 594).

Si les statues, peintures et dessins représentent souvent Martin à cheval lors de son geste symbolique coupant son manteau en deux, pendant sa période religieuse, il est représenté se déplaçant sur un âne. C'est ainsi que beaucoup de représentants de la gente asine doivent leur nom à ce grand voyageur.

En automne 397, Martin se rend à Candes " car les clercs de cette église se querellaient ". Après avoir rétabli la paix " il songe à revenir au monastère de Marmoutier quand les forces de son corps commencèrent tout à coup à l'abandonner ". Tous pleuraient autour du mourant qui fit cette dernière prière :

" Seigneur, si je suis encore utile à ton peuple, je ne refuse pas le travail. Que ta volonté soit faite ". Il avait 81 ans.

Martin décédé, le saint corps semble avoir été l'objet de convoitises entre poitevins du monastère de Ligugé et Tourangeaux. Une fois de plus, ce furent ces derniers qui, par ruse - d'après Saint Grégoire de Tours - le transportèrent dans une barque par la rivière Vienne puis Loire jusqu'à Tours. Ses funérailles se déroulèrent dans cette ville le 11 novembre 397.

Une liturgie particulière allait être célébrée en son honneur : la Saint Martin d'été le 4 juillet qui correspond à la messe annuelle dite à Saint Martin de Laives et la Saint Martin d'automne le 11 novembre - souvent absente des calendriers car remplacée par l'Armistice de la grande guerre- dates qui rythmaient tant d'habitudes en particulier rurales, mais ceci est une autre histoire.

En conclusion à cette rapide biographie de Saint Martin, voici un texte écrit lui aussi par un bourguignon :
"Confesseur par ses mérites, martyr par ses souffrances, apôtre par ses actes, Martin règne glorieux dans le ciel, et ici dans son tombeau; qu'il se souvienne, et qu'effaçant les péchés de notre pauvre vie, il cache nos fautes sous ses mérites ".

Epitaphe de Saint Euphrone, évêque d'Autun pour la tombe de Saint Martin 473


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