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Le Trésor de Saint Martin de Laives

En 1438, le petit village de St Martin de Laives se trouvait groupé autour de son église construite au XI éme siècle et située sur une hauteur. Un couvent de moines, dépendant du monastère de la Ferté, existait alors, situé à peu de distance de cette église.

Ayant été averti de l'approche des "écorcheurs" au début d'octobre de cette même année, l'abbé de la Ferté envoya, par un courrier à cheval, au Prieur de Laives l'ordre de prendre d'urgence toutes les précautions utiles en cas d'une attaque prochaine et surtout mettre à l'abri le trésor du couvent qui constituait en belle chasubles brodées d'or, de vases précieux et surtout d'un nombre respectable de sacs de beaux écus et d'argent, produits de la dme.

Le Prieur réunit sans tarder les moines afin de les mettre au courant des ordres du Père Abbé. Frère Simplice proposa d'enfouir le trésor au pied d'un arbre; Frère Boniface, de l'enterrer dans le sol du pigeonnier tandis que se levant, Frère Babylas, un enfant du pays dit :

- "Je me souviens que mon grand père racontait qu'il existe, dans la crypte de l'église, une cachette creusée au moment de la construction de l'édifice. L'ouverture en est dissimulée derrière le troisième pilier de gauche. On pourrait y cacher le trésor qui serait à l'abri de l'humidité et le reprendre lorsque tout danger serait disparu".

Le Prieur hésita un peu, mais Frère Babylas fut si convainquant que la communauté finit par se ranger à son avis.

Au milieu de la nuit, chargé de l'énorme et précieux coffre, Frère Babylas s'achemina vers l'église pendant que, dans la chapelle du couvent, Frère Joachim, de sa voix formidable entonnait les litanies des Saints, dans le but de favoriser l'expédition de Babylas. Celui-ci, parvenu à l'église, alluma une torche et descendit à la crypte.
Ayant découvert l'ouverture de la cachette, il s'y glissa et attira à lui le coffre. Il se trouvait dans une excavation profonde, taillée dans le roc.

Au moment o Babylas posait à terre son lourd fardeau, un léger bruit le fit retourner et, avec stupeur, il vit un inconnu debout derrière lui.
Frère Babylas, de suite, devina Satan et, instinctivement, il se plaa devant le coffre, en balbutiant :

- "Vade... vade...".
- "Retro Satanas ! " acheva le diable. " Je sais le latin aussi bien que toi ! j'ai un besoin pressant d'argent et, si tu me laisses prendre ton trésor, je te donnerai, en échange, la plus grande puissance qu'un homme sur terre puisse désirer".

Se croisant les bras, Babylas lui dit :
- "Mon Prieur m'a confié ce trésor. Je ne le céderai pas pour tous les royaumes de la terre. Il se peut vilain démon, que tu t'en empares, mais ce ne sera que par la force !".
- "Imbécile !... Je ne tiens pas à te tuer!... Que ferai-je de ta carcasse ?.... Crois-tu que si j'avais pu toucher au coffre, je t 'en aurais demandé la permission ? Mais, voilà, il est béni et je ne peux pas y porter la main... L 'Argent, lui, ne l'est pas, Il faut donc que tu m'ouvres cette caisse... Ce n'est pas difficile et tu seras récompensé au centuple ".

Babylas secoua négativement la tête :
- "Les promesses sont inutiles : je ne céderai pas "
- "Alors, j'attendrai ".
- " Quoi ? ".
- "Que tu m 'obéisses ! ".
- "Jamais ".
- "Crois-tu ?", fit Satan en s'asseyant sur une grosse pierre.

Le moine songea à aller prévenir le Prieur puisque le Diable ne pouvait toucher le coffre et l'ouvrir mais il ne vit plus l'ouverture par laquelle il était entré.
"Il fait chaud, hein?", fit Satan, au bout d'un moment.
"Mais patience ! Il fera encore plus chaud tout à l 'heure ! ".

En effet, peu à peu, la chaleur augmentait : le souterrain devenait une véritable fournaise. Babylas suait à grosses gouttes et avait bien soif tandis que Satan était fort à l'aise.
- "Oh ! Que j 'ai soif! ", soupira Babylas.
- "Veux-tu boire ? " , demanda le Diable, qui, enfonant son index dans le rocher, fit jaillir un filet d'eau si claire, si frache que le moine fit un mouvement pour se précipiter.
- "Minute ! ", fit Satan, "Ouvre d'abord le coffre ! ".
- "Jamais ! "
- "Alors, pas d'eau!.... Tant pis pour toi!...".

Le moine se rassit en gémissant : il souffrait horriblement et l'eau coulait toujours limpide et si tentante :

- "Hélas ! faudra-t-il que je succombe à la tentation ? " , songeait-il. Il se mit avec ardeur à invoquer Saint Martin ainsi que Saint Babylas, mais en vain.
- "A boire, par pitié !", s'écria Babylas, prêt à défaillir. "Je vais ouvrir le coffre... ".
- "Ah ! Ah ! je savais bien que tu y viendrais... Je suis bon prince, bois d'abord ".

Et Babylas, les deux genoux à terre, but à grandes goulées l'eau frache dans laquelle il noyait son me.
- "Je suis damné sans rémission !" pensa-til avec douleur.
Dans le but de racheter son péché, pendant que le Diable remplissait son escarcelle de pièces d'or, il saisit le Crucifix passé dans sa ceinture et lui en appliqua un coup formidable sur la tête : Satan bondit, hurla, se tordit, cherchant vainement à saisir son adversaire que protégeait le Crucifix.

Alors, tournoyant sur lui même, le Diable, vaincu, s'enfona dans le rocher pour ressortir de l'autre cté de la montagne sous la forme d'un énorme renard laissant après lui une forte odeur de soufre.

Nul ne revit jamais frère Babylas.

Le Diable avait muré l'ouverture de la cachette et en avait fait disparatre toutes traces.

Le prieur le fit chercher en vain dans la crypte : il ne put souponner que le pauvre moine, vainqueur mais prisonnier, s'était endormi, pour l'éternité, de son dernier sommeil, sur le dépt intact qui lui fut confié.

Ami, toi qui viens visiter cette antique église de Saint Martin de Laives, aie une pensée pour ce pauvre Frère Babylas!

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