Saint Martin De Laives Envoyer un mail au webmaster http://www.saintmartindelaives.com
Accueil Accueil
Historique de l'association Historique de l'association
Le saint "Martin" Le saint "Martin"
News News
Légende Légende
Poésies Poésies
Visite guidée Visite guidée *
Le Mont Saint Martin Le Mont Saint Martin
Assemblée Générale Assemblée Générale
Albums Photos Albums Photos
Remerciements Remerciements
Partenaires Partenaires
Le mot du webmaster Le mot du webmaster
Contactez nous Contactez nous
Lexique Lexique
Soutenez l'association Soutenez l'association
Le livre d'or Le livre d'or

Page disponible en anglais * Page disponible en anglais

Le Mont Saint Martin
Villa de Monte

Les premières traces humaines sur le Mont Saint Martin remontent au néolithique (700 ans avant JC) : une station de pêcheurs découverte au 19éme siècle par Jean Louis Bazin.
Dernier contrefort des Monts du Mâconnais, il dominait à l’époque un ensemble de marais et forêts occupant les vallées de la Grosne et de la Saône.
Il représentait un lieu privilégié et stratégique pour les Eduens de l’époque gauloise, un oppidum aurait couronné le mont Cuny au sud ouest et le sommet du mont Saint Martin lui même. Les mêmes voient un temple druidique à l’emplacement de l’Eglise actuelle.

César occupe la Gaule et l’endroit stratégique où vous lisez ces lignes est occupé par un castrum dont la garnison romaine surveillait les vallées de la Grosne et de la Saône. Plusieurs autres postes militaires se rencontraient sur les collines de la Cherté et de la Faille. Plus tard les légionnaires romains quittant l’armée se voient offrir des terres et un pécule pour acheter les esclaves qui les cultiveront.
C’est l’origine du nom de Sennecey et de son hameau Sens : racines que l’on retrouve dans « seniors » et « sénescence ».

Ils ont gardé leurs armes et sont prêts à repartir à marches forcées sur la « Via agrippa » qui longe la Saône pour défendre les frontières du Rhin menacées par les envahisseurs barbares. Ils sont accompagnés par les « Sarmates », auxiliaires de l’armée romaine, excellents cavaliers et dont ils ont installé un village à « Sermaisey », hameau à l’est de Laives.

A l’époque gallo-romaine, les pentes de la colline d’où jaillissent de nombreuses sources, sont occupées par des villas dont les restes seront mis à jour lors de la construction de l’Autoroute A6. A la même époque, le temple druidique aurait laissé la place à un temple dédié à Mercure, dieu des commerçants.
La longue agonie de l’empire romain voit les raids des Alamans (259 et 355) :
- En 313, l’empereur Constantin déclare le christianisme religion d’état.
- A la fin du 4ième siècle Saint Martin, grand voyageur traverse peut-être notre région et renverse idoles et temples païens C’est donc à cette époque que l’on peut voir apparaître une première chapelle.
- Les invasions se succèdent : Goths, Francs, Suèves, Vandales, Alains, enfin au 5ème siècle les Burgondes originaires de Scandinavie s’installent avec l’autorisation romaine.

C’est en 894 que l’on trouve trace de la chapelle dans un écrit, chartre du roi Eudes de France, elle est alors propriété de l’évêché de Nevers. Les diverses invasions des maures, des vikings se terminent par l’incendie de Saint Philibert de Tournus par les hongrois au début du 10ième siècle.
La paix engendre une période faste économiquement et démographiquement ; la spiritualité se développe et la Bourgogne du Sud se couvre d’Eglises romanes, localement nous trouvons Saint Martin de Laives suivi par Saint Julien de Sennecey, Saint Pierre de Brancion, Chapaize….etc.

Le village de Laives entoure l’Eglise à laquelle est accolé au sud un prieuré de bénédictins.
En 1113, à 3 kilomètres à l’ouest, la première fille de Citeaux apparaît à La Ferté reliée aux grandes abbayes de Cluny, Tournus par le chemin contournant l’Eglise, d’où son nom de « Chemin des Moines ».
Plusieurs raisons sont à l’origine de la descente des villageois dans la plaine, d’abord le tarissement des sources, ensuite le dépeuplement dû aux grandes épidémies de peste et enfin les guerres.
La fin de la guerre de 100 ans voit arriver en 1365 dans les forêts du Grand Bragny, de la Ferté et du Chalonnais les « Tards-Venus » que Bertrand du Guesclin réunira à Chalon pour les conduire en Espagne.

Le siècle suivant voit les longues guerres des Bourguignons et des Armagnacs dévastées les campagnes. Elles sont suivies à partir de 1435 des excursions des Ecorcheurs dont les quartiers se situaient « entour de Buxi, Saint-Jehangoulx et Tournus ».
Les Laivois se rapprochaient alors par sécurité du château fort de la Motte dont il ne reste aucun vestige; ce castel se trouvait au bas de la colline, près de Lenoux au lieu dit actuel « Clos de la Motte ». C’est également à cette époque que les moines quittèrent définitivement le prieuré jouxtant Saint Martin.
Plusieurs chemins parcouraient le Mont car pendant une longue période, l’Eglise du Mont desservait Montceaux, Ragny, Laives et Vieil Moulin hameau nord de Sennecey. Ils permettaient aux habitants de venir assister aux offices religieux :
- Côté sud, c’était le chemin dit de la messe qui existe encore en grande partie.
- Côté oriental, deux chemins partaient du hameau de la Gaze près de Ruffey et un autre de Vieil Moulin. Ce dernier comportait à mi pente une halte concrétisée par un calvaire appelé « Croix bouteille » car les porteurs des cercueils y posaient leur charge et se rafraîchissaient en « buvant à la bouteille ».
- Côté occidental, un chemin existe partant de Lenoux et comportait également un calvaire à mi pente avec la même utilisation et la même appellation Très pentu, c’était le chemin des hommes, un autre plus facile était celui des femmes. Au moins quatre sentiers piétons rejoignaient l’Eglise à partir de Laives, ils existent encore au grand plaisir des marcheurs.

La Renaissance voit l’Eglise subir de grandes transformations :
- En 1476, Jehan Géliot un enfant de Laives, prêtre de l’Eglise de Touches près de Mercurey, fait construire une chapelle au nord en prolongement du transept.
- En 1516, Jehan de La Grange notaire à Laives, fait construire la chapelle sud qui fait pendant à la précédente.
Sur le versant est du Mont, à mi-côte se dresse l’ermitage Saint Claude. Construit certainement par le baron de Sennecey Charles Roger de Baufremont à la fin du 16ème siècle.
Le premier ermite en fut Claude Tivolet et l’histoire nous rapporte que l’un de ses successeurs mourut dans des conditions atroces au 18ème siècle : suspendu par les pieds dans sa cheminée par les « chauffeurs » désirant lui faire avouer la cache d’un hypothétique trésor.

La Révolution transforme Saint Martin en temple de la Raison, des révolutionnaires vandalisent l’intérieur en détruisant la grille de pierre de la chapelle nord, cassant les écussons, etc…

Au début du 19ème le culte divin est repris pour s’arrêter en 1830, date à laquelle on construisit une nouvelle église paroissiale au centre du village. L’Eglise abandonnée et ouverte à tous les vents, sert de refuge aux jeunes bergers faisant paître leurs animaux sur les friches voisines.
Recherchant un trésor qui n’a existé que dans une légende, ils soulèvent les dalles de l’Eglise et détruisent le souterrain sur une grande longueur.
Ils sont également à l’origine des nombreux graffitis affichant ainsi leurs opinions politiques.
Des cartes postales du début du 20ième siècle montrent le versant oriental recouvert de vignes, elles furent détruites par le phylloxéra, il ne reste que les quatre petites maisons de vigneron.

Pendant la grande guerre de 1914-1918, les jeunes recrues du 265ème régiment basé à Chalon sur Saône, sont logées dans l’édifice ; pendant le jour ils apprennent à creuser des tranchées encore visibles sur la crête nord de la colline.
Lors de la dernière guerre mondiale, l’Eglise et son souterrain serviront au maquis local de cache pour les armes et munitions parachutées.
Fin août 1944, des combats violents et meurtriers opposeront les maquisards à l’armée ennemie aidée par les miliciens. Sur un groupe de 24 membres du maquis de Saint Gengoux, il n’y aura que 2 survivants. L’armée allemande subodorant à juste titre l’importance des lieux bombardera la colline, détruisant une partie du chœur.

En 1976, l’office du tourisme local remet en état le chemin d’accès en sécurisant la descente côté nord. Les communes de Laives et de Sennecey l’améliorent et l’entretiennent car il souffre régulièrement de ravinements lors des fortes pluies.
L’Association des Amis de Saint Martin s’est fixée comme but de faire connaître cette Eglise en organisant des ouvertures au public, d’organiser des visites commentées du site, de générer la trésorerie nécessaire à sa restauration par des manifestations culturelles ceci afin que « dans mille ans » elle soit toujours présente.
Ce sont plus de 80 bénévoles et donateurs qui en sont les acteurs.

Vous pouvez les rejoindre en contactant l’office de tourisme local qui vous donnera tous les renseignements.

Si vous souhaitez nous aider à financer l'hébergement du site cliquez. Merci

Ne plus voir cette pub ?
  Si vous souhaitez nous aider à financer l'hébergement du site cliquez. Merci
 
1 visiteur connecté actuellement. Copyright © 2007 - par Noël LAURENT - Tous droits réservés - Reproduction interdite sans l'accord écrit de l'auteur.
Pour fonctionner ce site requiert que les cookies et le Javascript soient activés.
Une résolution 1024*768 minimum et le navigateur Firefox sont conseillés. Cliquez ici pour en savoir plus.
Vous faites partie des 537700 personnes qui ont visité notre site. Merci